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De cadre à chef d’entreprise

L'optimisation fiscale lors d'une transmission d'entreprise

Changement de cap professionnel: De cadre à chef d’entreprise

Depuis les années 2000, on observe une forte tendance sur le marché des transmissions d’entreprises: celles-ci se font deux fois plus souvent à des personnes externes qu’internes à l’entreprise. Les acheteurs sont parfois des concurrents, mais surtout des cadres externes à la société. Bénéficiant d’un revenu leur permettant de financer ce genre d’opérations, ceux-ci décident un jour de se lancer pour une nouvelle aventure: le challenge professionnel de leur vie.

Qui sont ces nouveaux repreneurs?

Ce sont des quadragénaires ou quinquagénaires ayant fait la carrière dont ils rêvaient. Ils sont arrivés au plus haut de leur hiérarchie et occupent des postes de direction dans de grandes entreprises suisses ou multinationales. Et pourtant, une seule chose les taraude: si je montais ma propre affaire ou je reprenais une entreprise?

La Suisse a actuellement un vivier conjoncturel particulièrement favorable car bon nombre de baby-boomers arrivent à l’âge de la retraite. Pour ceux qui rêvent de se mettre à leur compte, les opportunités se multiplient. Mais ce choix de nouvelle vie ne se fait pas sans risques, ni sans sacrifices.

Deux solutions s’offrent à ces cadres: soit tout commencer de zéro, soit reprendre une société existante. Pour ce faire, ils disposent généralement des moyens financiers nécessaires, soit par un héritage, soit par des économies, et sont prêts à renoncer à un revenu confortable pour se lancer dans l’entrepreneuriat.

«Dans un monde en pleine mutation où tout va très vite, parfois trop vite, les quarantenaires se sentent par ailleurs souvent menacés dans leurs emplois et ont des doutes sur leurs avenirs professionnels. La période propice aux réflexions les pousse parfois au changement de cap. Le lien qui unissait autrefois un employeur et son employé pour une vie est désormais raccourci à une décennie, voire moins. Ainsi la reprise d’une entreprise peut en quelque sorte les rassurer et leur assurer un revenu à plus long terme.» commente Jacques Meyer, Président de PME Successions.

Que recherchent-ils dans l’entrepreneuriat?

Ces cadres recherchent en général un épanouissement tant professionnel que personnel. Ils ont une forte envie de construire et de faire partie du tissu helvétique des entrepreneurs. Dans le domaine de la finance, ils ont parfois été confrontés à des scandales et souhaitent une vie plus linéaire.

Comme en témoigne Christophe Müller, ce choix n’est pas toujours voulu, ni même calculé. Celui-ci a repris ce printemps la direction de la PME Voyages Opéra à Vevey. «Mon changement de carrière n’était pas du tout prévu. Lorsque M. Meyer, Président de PME Successions, est venu à moi avec une opportunité de rachat, je n’avais jamais songé un jour à quitter mon poste de cadre bancaire. En poursuivant les discussions avec lui, cela a été pour moi une évidence que l’indépendance était en réalité l’unique occasion de pouvoir vivre de ma passion: l’opéra.»

Travailler sans contraintes, ni horaires, en maîtrisant les risques

Devenir patron de PME marque un changement de rythme important et peut bouleverser un équilibre personnel tout comme une vie privée. La charge de travail est trop souvent sous estimée au départ. Il faut s’immerger dans un nouvel environnement et apprendre de nouvelles disciplines: administration, gestion, comptabilité, nouveaux programmes informatiques, solutions IT. Sans négliger la qualité des services ou produits proposés aux clients.

«Le changement de rythme est je pense l’un des éléments les plus marquants. Tout en accompagnant mes clients lors de voyages, je dois en parallèle répondre aux diverses demandes pour les réservations ultérieures, m’occuper de la logistique personnalisée, des factures, etc. Mes journées sont occupées à 200% et ne laissent aucune place à d’autres occupations privées. C’est ma passion. Je travaille sans contraintes, ni horaires, mais je dois aussi apprendre à savoir m’arrêter» commente Christophe Müller. « Ce changement est aussi marqué par la prise de toutes les décisions seul. Il faut choisir les villes, les opéras, les logements, tout en évitant de se tromper pour ne pas avoir à essuyer des pertes. Ce sont des risques d’entrepreneurs que je suis prêt à prendre. Je ne regrette à aucun moment mon nouveau choix de vie. »

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